Le trafic d'animaux


Son impact est, sur certaines espèces, plus important que la déforestation, l'urbanisation et la pollution...


Le tourisme,
une des causes majeures de braconnage


Puis-je acheter une tortue à l'étranger ? Non !


Les tortues terrestres sont un exemple alarmant du trafic : elles sont arrachées de leur milieu de naturel pour ensuite être vendues aux touristes sur de nombreux marchés et souks du Maghreb. Les tortues sont protégées, ainsi, tout contrevenant encoure des poursuites judiciaires et une amende. De plus, les reptiles ont besoin de soins particuliers et de connaissances pratiques, il n'est donc pas rare que ces tortues dépérissent rapidement en Europe.
Nous sommes beaucoup sollicités par des propriétaires de tortues, lassés de s'occuper de leur animal acheté sur un 'coup de tête', ou simplement parce que l'animal est mal en point.
Pour ne pas encourager ce braconnage, il ne faut surtout pas en acheter !

En raison de ce trafic torpillant les populations naturelles, les tortues grecques sont aujourd'hui menacées d'extinction. Elles ont disparu de nombreuses vallées au Maroc, en Tunisie et en Algérie.

Malheureusement, beaucoup d'animaux subissent la même chose...


Une photo avec un singe ? Pas une si bonne idée...

Les singes sont aussi victimes du tourisme, en Afrique comme en Asie. Ils sont capturés et séparés de leurs familles pour vivre une vie entière enchaînés, parfois maltraités pour devenir dociles... Ils sont élevés comme attraction touristique.
Payer une modique somme pour une photo souvenir peut paraître alléchant et exotique, mais c'est encourager leur capture...
De la même façon que les reptiles, certains sont vendus aux touristes, qui fondent devant des bébés singes si mignons... Ramenés illégalement en Europe, les animaux grandissent, deviennent instables sans structure sociale propre à leur espèce, ils peuvent devenir agressifs et surtout dangereux. Ils ne sont pas faits pour vivre aux côtés de l'homme.

Faire une photo peut sembler anodin, mais c'est favoriser leur disparition !


LES ANIMAUX DOMESTIQUES
qui ne le sont pas...


Concernant les grands prédateurs...

Le goût d'exotisme des milliardaires du Moyent-Orient n'a pas de frontière et l'Europe n'est pas épargnée par le trafic d'animaux plus imposants...
C'est un trafic de l'ombre, qui existe réellement, des bébés félins : tigres, lions, panthères sont parfois vendus et utilisés à diverses fins... Considérés comme de vraies peluches, les bébés sont 'loués' pour des soirées, utilisés pour des photos payantes, enfermés et maintenus dans des conditions désastreuses pour être dissimulés aux yeux de tous... Ils sont des marchandises. Nous devons nous battre contre cela !
Un animal sauvage n'est pas un animal de compagnie. Entre 2018 et 2020, nous avons recueilli 6 bébés lions et deux bébés tigres !


UNE EXPLOSION DU TRAFIC DE SERVAL EN 2022...

Depuis fin 2021, nous subissons une véritable explosion du trafic d'animaux en France. Les principaux animaux saisis par les autorités sont des servals et des caracals.
Les réseaux sociaux participent de manière directe au trafic d'animaux car n'importe qui peut se valoriser auprès d'animaux sauvages. Lorsqu'un influenceur suivi par des millions de personnes s'affiche publiquement avec un animal sauvage, cela véhicule l'idée que cette approche est 'normale' et légale. Bien souvent, cette approche est dans un autre pays ou est réalisée de manière illégale en France.
L'envie d'exotisme est alimentée par ces images perpétuelles sur les réseaux sociaux, tout le monde veut un grand chat exotique, coloré... Mais avoir un serval ou un caracal est interdit par la loi.
Concernant le serval, les trafiquants jouent sur la légalité d'une race de chat domestique dérivée du serval, le savannah, pour introduire sur le marché des servals purs. Une dérive qui n'aurait pas lieu d'être si les hybridations d'espèces protégées étaient interdites...

Ne cautionnons pas ces approches sur les réseaux sociaux, elles encouragent le trafic et ne peuvent en aucune façon respecter le bien-être de l'animal.